Pizewizewi: Ăa y est, c’est foutu, moi le dernier bastion de dignitĂ© de cette maison, je suis grillĂ© dans le quartier
Rogu: Vazy fais-moi rĂȘver…
Pizewizewi: Tu sais que j’adore mes petits gĂąteaux au sĂ©same. Genre, j’aime VRAIMENT ça
Rogu: Fais-moi rĂȘver j’ai dit
Pizewizewi: J’y viens. Bref, j’en bouffe tellement que tous mes proches savent que c’est limite obsessionnel, mĂȘme qu’avec le frangin on appelle ça “ma drogue”
Pizewizewi: (C’est aussi parce qu’aucun de nous deux n’est jamais foutu de prononcer correctement le nom mĂ©bon)
Pizewizewi: Donc tout Ă l’heure je sors, mon frĂšre me demande oĂč je vais et je dis naturellement que je pars chercher ma drogue au coop
Pizewizewi: Et voilĂ que je croise la voisine…
Rogu: La tarée ou la vielle ?
Pizewizewi: La vieille. Qui soupçonne dĂ©jĂ mon frĂšre d’ĂȘtre un dangereux islamiste depuis qu’il a la barbe.
Rogu: Le modele d’avant-guerre quoi
Pizewizewi: Ouais. Si tu lui dis le lundi que t’es allĂ© en Allemagne avec le comitĂ© de jumelage, le mercredi tout le quartier a entendu dire que ton papy Ă©tait collabo, et le vendredi que ta mamy a Ă©tĂ© tondue pour avoir couchĂ© avec les allemands, bref le putain de mirador de quartier increvable qui dĂ©teste tout le monde
Rogu: en mĂȘme temps si ton frĂšre avait pas touchĂ© Ă ses nains de jardin aussi
Pizewizewi: c”est pas la question. Je la croise donc, en train de promener la saucisse pelĂ©e qui lui sert de clebs
Pizewizewi: Et elle me demande toute gentille oĂč je vais comme ça, alors qu’il est dĂ©jĂ tard et moi, si con et toujours sur ma lancĂ©e… “J’vais acheter ma drogue, au coin de la rue !”
Pizewizewi: J’veux mouriiiir…..
Rogu: On est lundi non ?
Pizewizewi: Euh ouais et ?
Rogu: Ah bah nickel. Mercredi tout le quartier sait que tu te drogue et vendredi t’as les flics qui sonnent Ă la porte o/